Apporter des clarifications : aider les parents à s’emparer de ressources adaptées à leurs familles
De nombreux débats entourent régulièrement ce « nouveau courant » qu’est la parentalité positive, parfois perçue comme responsable de tous les maux de notre société. Être parent, c’est apprendre en avançant et aujourd’hui il peut être difficile de se repérer.
Les parents ont de quoi être perdu.
En tant que professionnel de l’accompagnement parental, il me semble essentiel de prendre en compte le parcours de chaque famille afin de favoriser une vie familiale la plus apaisée possible.
Créer un espace d’échange autour de la mission parentale permet de clarifier les différents styles éducatifs : éducation laxiste, permissive, autoritaire ou respectueuse et leurs conséquences. Cette intervention se veut avant tout non dogmatique et pragmatique.
La parentalité positive : une définition officielle du conseil de l’Europe (chargé de défendre les droits humains)
Les 5 axes que le conseil de l’Europe (chargé de défendre les droits humains) à définit :
- Une éducation affective où le besoin d’amour, d’affection et de sécurité est reconnu.
- Structure et Orientation : Les bonnes règles de vie sont fondamentales et sécurisante pour les enfants
- Reconnaissance : Les enfants sont reconnus comme des individus à part entière
- Autonomisation : Il s’agit de renforcer le sentiment de compétence et de contrôle personnel.
- Une éducation sans violence qui exclue tout châtiments corporel ou psychologique humiliant.
Dépasser les idées reçues sur la parentalité positive
En français, il peut laisser penser à une éducation « sans limites » ou permissive. Pourtant, il n’en est rien. La plupart des parents d’aujourd’hui ont connu une éducation avec menace, chantage et punition. L’enfant en tant que personne digne de respect nous oblige à faire évoluer nos pratiques parentales où ces leviers ne doivent pas être au cœur de la relation.
Au-delà des oppositions idéologiques, la question essentielle est : comment faire autrement nos enfants aujourd’hui ?
Poser un cadre tout en accueillant les émotions
La parentalité positive ne signifie pas l’absence de règles. Au contraire, il s’agit de poser des limites claires et cohérentes :
« Le canapé est fait pour s’asseoir ou se reposer. Tu descends, s’il te plaît, tu as tes chaussures. »
Cela implique d’être pleinement présent pour maintenir la règle tout en accueillant les réactions émotionnelles de l’enfant. Une crise n’est pas dirigée contre le parent : elle est une réponse à la frustration générée par une limite.
L’enjeu est donc d’accompagner l’enfant dans la traversée de cette émotion sans renoncer au cadre posé. Cette posture demande de l’énergie et constitue un véritable défi pour les parents, qui mérite d’être reconnu plutôt que critiqué.
Soutenir les parents plutôt que de juger ou d’exiger
Rester calme et empathique est difficile, en particulier lorsque l’on a soi-même reçu peu d’empathie. Les parents sont souvent soumis à de nombreuses injonctions parfois contradictoires : trop de cadre serait excessif, pas assez serait démissionnaire. Les parents ont avant tout besoin d’être soutenus.
Cette intervention permet d’offrir un espace de réflexion sur sa posture parentale. Prendre conscience de “sa conception de bon parent” influence grandement la manière d’être parent. Les apports du développement de l’enfant sont une ressource nécessaire pour que les attentes aient une chance de trouver un écho positif chez l’enfant/ adolescent.
La mission est bien plus difficile qu’il n’y parait et qu’on veut bien le dire. Le mythe du « c’est que du bonheur » est sacrément ancré. S’opposer à son enfant avec lequel on souhaiterai uniquement vivre des relations faciles et complices est une étape difficile en tant que parent. Entendre son enfant pleurer peut nous mettre presque physiquement en douleur.
Cette intervention en soutien à la parentalité s’inscrit dans une démarche de psychoéducation.